Aller au contenu

Flash info

Démonétisation : les anciennes pièces restent utilisables jusqu'en octobre 2027, rassure la BEAC

Les pièces de la gamme 1958-1985 perdent leur cours légal le 1er novembre 2026 dans les six pays de la CEMAC, dont le Gabon. Mais la BEAC précise qu'elles pourront encore être acceptées dans les commerces et échangées, sans condition, jusqu'au 31 octobre 2027.

3 min de lecture
Partager :
Les pièces de l'ancienne gamme qui perdent leur cours légal à compter du 1er novembre 2026.
Les pièces de l'ancienne gamme qui perdent leur cours légal à compter du 1er novembre 2026. © Salem Média

Le mot « démonétisation » a semé l'inquiétude chez de nombreux détenteurs de pièces. Au Cameroun comme au Gabon, des commerçants refusent déjà, par précaution, des pièces de monnaie, parfois même celles qui restent valables.

Lors d'une rencontre avec la presse à Yaoundé, la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) a voulu rassurer. Au micro de notre confrère Équinoxe TV, Cho Emmanuel Asafor, directeur national adjoint de la BEAC pour le Cameroun, a précisé que les anciennes pièces perdent bien leur cours légal le 1er novembre 2026, mais qu'elles restent utilisables pendant toute la période d'échange, jusqu'au 31 octobre 2027.

Perte du cours légal, mais pas de disparition du jour au lendemain

La mesure découle d'une résolution du Comité ministériel de l'Union monétaire de l'Afrique centrale (UMAC), adoptée le 7 octobre 2026 à N'Djamena. Elle s'applique dans les six États de la CEMAC : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad. À partir du 1er novembre 2026, les pièces de l'ancienne gamme perdent leur cours légal. Elles ne disparaissent pas pour autant des poches et des caisses.

« À partir du 1er novembre, nous allons commencer à recevoir auprès de la BEAC, auprès des établissements de microfinance, auprès des banques, ces pièces-là », explique Cho Emmanuel Asafor. Il tient aussitôt à lever toute ambiguïté : « Cela ne voudrait pas dire que nous ne pouvons plus utiliser les pièces dans les commerces. Ce n'est pas ce que cela veut dire. »

Pour lui, ce sont des pièces que l'on peut continuer à accepter dans les commerces jusqu'à la fin de la période d'échange. Il s'adresse directement aux commerçants : « Si vous êtes boutiquier et que les gens viennent acheter, vous les acceptez puisque, après, vous allez aller les reverser dans une microfinance, dans une banque ou à la banque centrale. »

Une nuance s'impose toutefois : une pièce qui a perdu son cours légal n'est plus obligatoirement acceptée. Après le 1er novembre, un commerçant pourra donc la refuser. La BEAC l'invite simplement à la prendre, puisqu'il pourra lui-même l'échanger sans perte.

Un échange en deux temps, sans condition

  • Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027 (neuf mois) : échange aux guichets des banques, des établissements de microfinance et de la BEAC.
  • Du 1er août au 31 octobre 2027 (trois mois) : échange uniquement aux guichets de la BEAC.
  • À partir du 1er novembre 2027 : les anciennes pièces ne seront plus échangées, quel que soit le guichet.

Sur les conditions, le message est net : « Les banques, les microfinances ne doivent pas donner comme condition d'échange l'ouverture de comptes. Elles doivent échanger tant pour leurs clients que pour les non-clients. »

Quelles pièces sont concernées ?

Seules les pièces de l'ancienne gamme, mises en circulation entre 1958 et 1985, sont retirées. Les pièces des gammes 2006 et 2024 restent valables et doivent continuer à être acceptées partout.

La démonétisation est bien réelle, mais elle n'a rien d'une urgence. Le calendrier laisse un an pour échanger. La BEAC demande seulement de ne pas attendre le dernier moment : après le 31 juillet 2027, il n'y aura plus qu'un seul guichet, celui de la banque centrale.

Sources : déclarations de Cho Emmanuel Asafor recueillies par Équinoxe TV à Yaoundé ; résolution du Comité ministériel de l'UMAC du 7 octobre 2026.

Partager :

Salem Media sur WhatsApp

Recevez l'essentiel de l'actualité du Gabon, nos reportages et nos vidéos directement sur votre téléphone.

Rejoindre la chaîne →

À lire aussi