Les 19 et 20 novembre 2026, Libreville accueillera la troisième édition du Salon de l’éducation financière (SEFI), à l’initiative de l’Association gabonaise des usagers des banques (AGUB). Placé sous le signe de l’inclusion financière et du rapprochement entre les institutions financières et les populations, cet événement ambitionne de renforcer la culture financière des Gabonais et de faciliter l’accès aux services bancaires.
Un rendez-vous pour démocratiser l’éducation financière
Comment mieux gérer son épargne ? Quels sont les avantages et les risques des paiements électroniques ? Comment protéger ses droits face à une banque ou à un établissement de microfinance ? Autant de questions auxquelles la troisième édition du Salon de l’éducation financière entend apporter des réponses concrètes.
Organisé les jeudi 19 et vendredi 20 novembre 2026 à l’amphithéâtre de l’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET), à Libreville, le SEFI réunira des représentants des banques, des compagnies d’assurance, des établissements de microfinance, des pouvoirs publics et des usagers.
L'objectif est de créer un espace de dialogue, d'information et de sensibilisation autour des enjeux financiers qui concernent directement les ménages, les jeunes, les entrepreneurs et les acteurs économiques.
Dans un environnement marqué par la progression des services financiers numériques, l’éducation financière apparaît comme un levier essentiel pour permettre aux populations de faire des choix éclairés et de mieux maîtriser les risques liés à l’utilisation des produits financiers.
Première journée : comprendre la finance pour mieux l'utiliser
La journée du jeudi 19 novembre sera principalement consacrée à la vulgarisation des connaissances financières auprès du grand public.
À travers des conférences et des panels thématiques, les participants pourront approfondir quatre questions majeures :
L’inclusion financière numérique, pour mieux comprendre les opportunités offertes par les nouveaux services financiers.
L’épargne, afin d’encourager une gestion responsable des revenus et la constitution de réserves financières.
Les paiements électroniques, dont l’utilisation croissante transforme les habitudes de consommation.
La protection des consommateurs, notamment en matière de transparence, de droits et de recours face aux établissements financiers.
Au-delà des présentations, cette première journée devrait favoriser les échanges directs entre professionnels du secteur et consommateurs.
Deuxième journée : les PME et les entrepreneurs à l'honneur
Le vendredi 20 novembre, le salon mettra particulièrement l’accent sur les besoins des petites et moyennes entreprises (PME), des jeunes entrepreneurs et des porteurs de projets.
Des masterclass et des rencontres baptisées « Instants Partenaires » permettront aux participants de dialoguer avec les acteurs du secteur financier.
Cette orientation répond à une préoccupation majeure du tissu entrepreneurial gabonais : la difficulté, pour de nombreux porteurs de projets, à comprendre les exigences des établissements financiers et à identifier les solutions de financement adaptées à leurs activités.
Le SEFI entend ainsi contribuer à réduire le déficit d’information qui constitue parfois un obstacle supplémentaire à l’accès au financement.
Rétablir la confiance entre les banques et leurs clients
L’un des enjeux majeurs de cette troisième édition demeure l’amélioration des relations entre les établissements financiers et leurs usagers.
« Notre ambition est de renforcer la confiance entre les consommateurs et les institutions financières », explique Gildas Ndzengue Mbomba, président de l’Association gabonaise des usagers des banques.
Cette ambition intervient dans un contexte où la compréhension des frais bancaires, les conditions d’accès au crédit, la qualité des services et les mécanismes de traitement des réclamations constituent des préoccupations importantes pour les consommateurs.
Pour l’AGUB, l’éducation financière ne doit donc pas se limiter à la connaissance des produits bancaires. Elle doit également permettre aux citoyens de mieux connaître leurs droits, de comprendre leurs obligations et de développer des relations plus équilibrées avec les institutions financières.
L’inclusion financière, un enjeu de développement économique
Au-delà de sa dimension pédagogique, le SEFI 2026 s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’accès aux services financiers au Gabon.
L’amélioration de la bancarisation, la promotion de l’épargne et le développement des moyens de paiement numériques peuvent contribuer à renforcer la participation des populations à l’économie formelle.
Ces enjeux concernent particulièrement les jeunes, les femmes, les travailleurs indépendants et les petites entreprises, pour lesquels l’accès à des services financiers adaptés peut constituer un facteur d'autonomisation économique.
L’initiative s’inscrit également dans les orientations de la Stratégie régionale d’inclusion financière de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour la période 2022-2027, qui vise à favoriser un accès plus large aux services financiers dans les pays de la sous-région.
Un rendez-vous au-delà de la sensibilisation
Avec cette troisième édition, l’AGUB entend consolider la place du Salon de l’éducation financière comme cadre de rencontre entre les institutions financières et leurs clients.
Mais au-delà de la mobilisation des acteurs, le véritable enjeu sera de transformer les échanges en avancées concrètes : une meilleure information des consommateurs, une plus grande transparence des services et une accessibilité accrue aux solutions financières.
Car l’inclusion financière ne se mesure pas uniquement au nombre de comptes bancaires ouverts. Elle repose aussi sur la capacité de chaque citoyen à comprendre, utiliser et maîtriser les services financiers mis à sa disposition.




