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Technologie

L'Europe interdit les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

Jean Pierre Mbadinga
21 septembre 2026
2 min de lecture
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L'Europe interdit les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

Dans son discours sur l'état de l'Union du 16 septembre 2026, Ursula von der Leyen a dévoilé l'« EU Kids Act », qui interdit l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 13 ans et le restreint pour les moins de 15 ans.

Un an après l'avoir promis, Ursula von der Leyen est passée à l'acte. Dans son discours annuel sur l'état de l'Union, prononcé le 16 septembre 2026 devant le Parlement européen à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne a officiellement présenté l'« EU Kids Act », un texte qui interdit l'accès aux réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 13 ans et le restreint pour les moins de 15 ans.

Aux plateformes de prouver qu'elles protègent les enfants

Le cœur de la réforme tient en un principe simple mais inédit : l'inversion de la charge de la preuve. Ce ne sera désormais plus aux familles ou aux autorités de démontrer qu'une plateforme met les enfants en danger : ce sera aux entreprises technologiques elles-mêmes de prouver qu'elles ont réellement sécurisé leurs services. Le texte les obligera aussi à rendre leurs services sûrs par défaut, et non plus en option.

Devant les eurodéputés, la dirigeante allemande a été particulièrement directe sur ce qui a motivé cette décision, refusant que les enfants continuent d'être exposés à des fonctionnalités addictives, poussés vers des contenus toujours plus extrêmes, ou que des photos de jeunes filles servent à générer, via l'intelligence artificielle, des images sexualisées.

Un projet personnel de la présidente de la Commission

Ce texte n'est pas improvisé : Ursula von der Leyen l'avait déjà annoncé comme un projet personnel dans son discours de l'an dernier. Cette année, elle en a dévoilé le contenu concret, dans un discours d'une heure qui a également abordé la défense européenne, le climat, l'intelligence artificielle et la crise migratoire à Ceuta, mais c'est bien la protection des enfants en ligne qui a suscité l'une des réactions les plus unanimes dans l'hémicycle.

Et maintenant ?

Le texte doit encore suivre le processus législatif européen, avec des négociations entre le Parlement, le Conseil et la Commission avant une entrée en vigueur définitive. Mais le signal envoyé est clair : après des années où les plateformes fixaient elles-mêmes leurs propres règles de modération, ce sont désormais les États qui leur imposent d'apporter la preuve de leur sécurité.

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