Le 12 septembre 2026, plus de 500 jeunes ont porté la flamme olympique dans les rues de Libreville, en écho aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse jamais organisés sur le sol africain, prévus à Dakar du 31 octobre au 13 novembre.
Le sport africain vit un moment inédit. Pour la première fois en plus d'un siècle d'olympisme, un pays du continent accueille une compétition olympique : les Jeux Olympiques de la Jeunesse se tiendront à Dakar du 31 octobre au 13 novembre 2026, réunissant plus de 2 700 jeunes athlètes venus de plus de 200 pays. Et le Gabon a choisi d'y prendre part avec ferveur.
Le 12 septembre, alors que la flamme olympique, allumée à Athènes puis arrivée à Dakar, entamait une tournée devant traverser les 14 régions sénégalaises, Libreville organisait sa propre célébration. Le Comité national olympique gabonais (CNOG) a réuni plus de 500 jeunes autour d'une Journée de la Flamme olympique, en prélude aux Jeux de Dakar 2026. L'événement s'inscrivait dans le sillage de l'arrivée de la flamme sur le continent africain, au Sénégal.
Une journée de la flamme à Libreville
Placée sous le thème « Courons pour l'Afrique, transmettez cette énergie », la mobilisation gabonaise a été lancée par le président du CNOG, Sylvain Florient Pangou Mbembo, en présence du consul du Sénégal au Gabon et du président de l'Organisation nationale antidopage du Gabon. Après un lancement officiel, la flamme a entamé son parcours vers le siège du CNOG, portée de relais en relais par les participants, dans une marche symbolique mettant en avant la fraternité, la solidarité, le respect et le rapprochement entre les peuples.
Un rapprochement entre comités olympiques
Cette effervescence gabonaise n'est pas isolée. Elle prolonge un rapprochement plus ancien entre les deux comités olympiques : à Libreville, le président du CNO sénégalais avait déjà échangé avec le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema sur les préparatifs des JOJ Dakar 2026 et la participation du Gabon à l'événement.
Pour Dakar comme pour Libreville, l'enjeu dépasse le sport. Le président sénégalais lui-même a résumé la portée du moment en rappelant que cette flamme signifiait que l'Afrique ne se contentait plus d'observer l'olympisme de loin, mais qu'elle en devenait désormais actrice et hôte. Une idée qui pourrait tout aussi bien décrire l'élan observé à Libreville : une jeunesse gabonaise qui ne se contente plus d'admirer l'olympisme de loin, mais qui s'en empare, physiquement, en portant elle-même la flamme dans les rues de sa capitale.

