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Églises de réveil au Gabon : le CNEPER choisit la voie du dialogue

Le Révérend Pasteur Gaspard Obiang appelle à la retenue et à la concertation avec les autorités

Après les propos du nouveau ministre de l'Intérieur sur les Églises dites de réveil, le président du CNEPER, le Révérend Pasteur Gaspard Obiang, appelle à l'apaisement et engage une démarche de concertation avec les autorités.

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Le Révérend Pasteur Gaspard Obiang, président du CNEPER
Le Révérend Pasteur Gaspard Obiang, président du CNEPER © DR

Les réactions suscitées au sein de la communauté chrétienne par les propos du nouveau ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation sur les Églises dites de réveil relancent le débat sur les relations entre les pouvoirs publics et les organisations religieuses. Dans un message daté du 17 octobre 2026, le président du Conseil national des Églises pentecôtistes, évangéliques et de réveil (CNEPER), le Révérend Pasteur Gaspard Obiang, appelle à l’apaisement et privilégie la concertation pour dissiper les incompréhensions.

Le dialogue pour désamorcer les tensions

Face aux réactions enregistrées, le CNEPER annonce avoir engagé une démarche auprès du ministère concerné afin d’obtenir des clarifications. Une initiative qui traduit la volonté de l’organisation de privilégier les échanges directs plutôt que l’escalade verbale. Pour son président, le dialogue constitue une voie essentielle pour préserver des relations sereines entre les responsables religieux et les autorités de la République.

Cette démarche intervient dans un contexte où les déclarations publiques peuvent rapidement alimenter les incompréhensions. En choisissant la concertation, le CNEPER entend favoriser une meilleure compréhension des positions de chaque partie. Reste que l’efficacité de cette approche dépendra de la disponibilité des interlocuteurs à engager des échanges constructifs et à apporter des réponses aux préoccupations soulevées.

Un appel à la retenue et à l’unité chrétienne

Au-delà des démarches institutionnelles, le président du CNEPER interpelle les pasteurs, les leaders religieux et les fidèles sur leur responsabilité dans la gestion de cette situation. Il les invite à éviter les attaques personnelles, les déclarations incendiaires et les publications susceptibles d’accentuer les divisions, particulièrement sur les réseaux sociaux.

Dans son message, il rappelle que « notre force réside dans notre foi, notre stabilité et notre fidélité à Jésus-Christ ». Une exhortation qui place l’unité de la communauté chrétienne au cœur de sa démarche. Pour le responsable religieux, les convictions peuvent être défendues sans céder à la provocation ni compromettre les principes de respect mutuel.

Cette position ne signifie pas pour autant renoncer à l’expression des préoccupations des Églises. Elle traduit plutôt la volonté de maintenir un équilibre entre la défense des convictions religieuses et la responsabilité qui accompagne toute prise de parole dans l’espace public.

Des clarifications attendues pour un apaisement durable

En privilégiant la concertation, le CNEPER cherche également à prévenir une détérioration des relations entre les institutions publiques et les organisations religieuses. Son message insiste sur la nécessité de préserver un climat de confiance, tout en maintenant les canaux de communication avec les autorités.

Toutefois, l’appel à l’apaisement ne saurait, à lui seul, clore le débat. La démarche annoncée devra se traduire par des échanges concrets afin que les incompréhensions puissent être examinées et que les positions des différentes parties soient mieux comprises. La responsabilité est donc partagée : aux responsables religieux, la retenue dans leurs déclarations ; aux autorités, la disponibilité au dialogue et la clarification de leurs positions.

Au-delà de cette controverse, la situation rappelle l’importance du dialogue institutionnel dans la gestion des sensibilités religieuses. La recherche d’un équilibre entre l’autorité de l’État, le respect des institutions et l’expression des convictions demeure un enjeu essentiel pour la cohésion sociale.

En définitive, le CNEPER mise sur le dialogue pour éviter que les tensions ne s’installent durablement. Mais au-delà des appels à la modération, c’est la capacité des autorités et des responsables religieux à se rencontrer, à s’écouter et à clarifier leurs positions qui déterminera la portée de cette initiative. L’apaisement souhaité devra désormais se mesurer à l’épreuve des actes.

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