Libreville, 11 juillet 2026, Les résultats du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), session 2026, mettent en évidence une réalité préoccupante : les candidats libres continuent d'éprouver de grandes difficultés à décrocher leur diplôme. Sur les 2 734 candidats libres ayant effectivement pris part aux épreuves, seuls 1 032 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 37,75 %, contre 68,34 % pour les élèves régulièrement scolarisés.
Une distinction inédite entre élèves scolarisés et candidats libres
En présentant les résultats, la ministre de l'Éducation nationale et de l'Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a d'ailleurs choisi de distinguer, pour la première fois, les performances des élèves scolarisés de celles des candidats libres. « Cette année, nous donnons le détail des résultats en tenant compte des élèves scolarisés et des candidats libres », a-t-elle expliqué.
Les chiffres révèlent un fossé important entre les deux catégories de candidats. Alors que les élèves inscrits dans les établissements scolaires affichent un taux de réussite de 68,34 %, les candidats libres ne dépassent pas 37,75 %. Autrement dit, près de deux candidats libres sur trois n'ont pas obtenu leur diplôme cette année.
Cette contre-performance interpelle les autorités éducatives. « Ces résultats, notamment ceux des candidats libres, nous interpellent », a reconnu la ministre.
Des écarts importants selon les provinces
Les performances des candidats libres varient également fortement d'une province à l'autre. Le Woleu-Ntem enregistre le meilleur taux de réussite dans cette catégorie :
● Woleu-Ntem : 63,84 %
● Moyen-Ogooué : 60,43 %
● Ogooué-Lolo : 50 %
● Ogooué-Maritime : 47,60 %
À l'inverse, trois provinces affichent des résultats nettement plus faibles :
● Ngounié : 21,23 % (dernière position)
● Nyanga : 30,08 %
● Ogooué-Ivindo : 32,58 %
Un meilleur accompagnement désormais attendu
Face à ce constat, Camélia Ntoutoume-Leclercq estime que des mesures spécifiques doivent être engagées. « Il est important que ces candidats bénéficient d'un meilleur encadrement et d'accompagnement, surtout pour ceux qui sont salariés », a-t-elle déclaré, avant d'ajouter que « la validation des acquis par expérience qui est en cours doit être accélérée ».
Un message d'encouragement aux candidats recalés
En clôturant la proclamation des résultats, la ministre a félicité les lauréats avant d'adresser un message d'espoir aux candidats ajournés : « L'échec n'est pas fatal, c'est le courage de continuer qui compte. Vous avez tous mes encouragements pour l'année prochaine. » Un appel à la persévérance, alors que les autorités entendent renforcer l'accompagnement des candidats libres dès les prochaines sessions.

