Quatre mois après son triomphe à Cannes, Ben'Imana continue de voyager. Réalisé par la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo et coproduit par la Gabonaise Samantha Biffot, le film a reçu en mai 2026 la Caméra d'or, qui récompense le meilleur premier long métrage du festival, ainsi que le prix de la critique internationale (FIPRESCI).
Une première pour le Rwanda, une fierté pour le Gabon
Présenté dans la section Un certain regard, Ben'Imana est le premier film d'une réalisatrice rwandaise retenu en sélection officielle à Cannes. Coproduction entre le Rwanda, le Gabon, la France, la Norvège et la Côte d'Ivoire, il place aussi le cinéma gabonais sur la carte du cinéma d'auteur international, à travers le travail de production de Samantha Biffot.
Une histoire de justice et de réconciliation
Le récit se déroule au Rwanda en 2012. Vénéranda, survivante du génocide, s'engage dans les efforts communautaires de justice et de réconciliation. Lorsque des crises familiales surgissent, elle doit affronter les limites de ses propres convictions. Le rôle principal est tenu par Clémentine U. Nyirinkindi, aux côtés d'Isabelle Kabano.
Un film soutenu, un film qui circule
Le projet a été accompagné par plusieurs ateliers de développement, dont La Fabrique Cinéma, les Ateliers de l'Atlas à Marrakech et le Ouaga Film Lab, et soutenu notamment par le World Cinema Fund de la Berlinale et le fonds norvégien Sørfond. Les ventes internationales sont assurées par MK2 Films. Depuis Cannes, le film a été programmé dans des festivals comme ceux de Sydney et de Melbourne, et, fin septembre, le magazine américain Deadline a annoncé son acquisition par le distributeur Alexander.
Ce que cela dit du cinéma gabonais
Le parcours de Ben'Imana montre que la coproduction africaine est une voie crédible pour les producteurs gabonais : en s'associant à d'autres pays et à des fonds internationaux, ils peuvent porter des films jusqu'aux plus grands festivals du monde.
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Sources : Gabon Media Time, Wikipédia (Ben'Imana), Deadline, septembre 2026.

